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Vendredi 18 avril 2008
Sujet de dissertation:

Le klaxon a plusieurs utilités, et pas toujours celle qu'on croit. Discutez.

(traduction: à votre avis, à quoi sert le klaxon à Libreville?)
par Seb et François
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Lundi 14 avril 2008
Enigme inhabituelle puisque postée un jeudi, et même si vos réponses sont très rigolotes, aucune n'est la bonne. Nos lecteurs assidus ont senti le piège, et c'était rusé. Mais pourtant il n'y avait pas vraiment de piège cette fois-ci, il suffisait juste d'avoir assez d'audace pour proposer un nombre démesuré : nous n'étions pas très peu comme vous avez été nombreux à le penser, mais plutôt beaucoup trop!

Les amateurs de Harry Potter ont l'habitude des voitures trafiquées où on peut loger à beaucoup plus qu'on pourrait s'y attendre, sans avoir de problèmes de confort. Mais là, ça n'est pas du tout le cas : en France, ces minibus ont 9 places, peut être 12 pour ceux qui aiment être tassés. Au Gabon, il y a une rangée de siège à l'avant, où se trouve le conducteur, et quatre rangées à l'arrière. A trois sur ces rangées, on n'est pas trop mal; à quatre, dire qu'on est bien installés serait très loin de la vérité. On est très serrés, et surtout, les banquettes sont si peu rembourrées qu'on est plutôt assis sur des grosses barres de fer. Vous imaginez bien qu'il y a aussi des problèmes pour sortir : quand vous êtes à l'arrière, vous êtes fortement invités à sortir par les fenêtres, au risque de vous faire engueuler... (On était assis sur la banquette arrière, et Seb a voulu aller "se soulager" au milieu du trajet : des gens ont dû se lever pour le laisser sortir, ça a déclenché tout une discussion enflammé dans une langue qu'on ne comprend pas)

Bref, je vous tiens en haleine là, puisque si vous n'avez pas fait le calcul, vous ne savez toujours pas combien on était : allez, je vous le dis. On était 21 (sans compter les poules, qui étaient bel et bien là) !! C'est pas mal, hein?

On pourrait tous loger (ce n'est qu'une petite séléction parmi nos fidèles lecteurs : on a voulu recréer la chorale entendue à la messe, ils avaient tous notre âge!) :


Ca serait drôle moi j'dis!
par Seb et François
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Dimanche 13 avril 2008
Nous voila au matin du dernier jour. La pizza avariée de la veille (Seb n'a décidément pas d'bol) était pas trop mal passée, mais on est quand même allés à la messe, au cas où. Hilaire nous avait dit que la messe commençait à 9h et finissait à... midi ! 3h de messe, ça fait beaucoup! On a donc décidé de couper la poire en deux et d'y arriver à 10h30. On n'a pas de photos de la cathédrale, mais voilà à peu près à quoi elle ressemblait :

On nous avait dit qu'au Gabon, les gens dansaient et chantaient à la messe. C'est partiellement vrai. Ici, il y avait une chorale (dont la moyenne d'âge devait être de 40 ans inférieure à la moyenne d'âge des chorales des paroisses françaises, soit 25 ans) géniale, qui chantait et dansait, mais les autres restaient statiques, ou bien applaudissaient au rythme de la musique.
En définitive, ça s'est terminé à 11h15, après que le prêtre nous a largement incité à faire des enfants et à "prier pour qu'ils deviennent nonne ou prêtre (ou moine, au pire)".

On avait donné rendez-vous à Hilaire vers midi pour aller déjeuner (du potamochère, notamment). Une fois sustentés, on a été chercher un taxi pour nous emmener aux chutes de la Djoumou, à quelques kilomètres de la villes, mais méconnues et difficiles d'accès. Le taximan nous dépose le plus près possible, mais il nous restait quand même une bonne descente dans la forêt, par un pseudo-chemin. Hilaire se repérait au bruit que faisait les chutes au loin. On y est arrivé, et ça donnait ça :


Encore plus impressionnantes que les chutes de Poubara, probablement du fait de leur côté inaccessible, sauvage...

Retour chez nous, le taxi avait eu un problème de batterie en nous attendant, mais il a malgré tout réussi à nous ramener pour qu'on aille faire nos bagages et nous préparer pour le voyage du retour.

Et parlons en, de ce retour en train : on avait pris la classe VIP en nous disant "allez, c'est nos premières vacances, et on travaille tous les deux demain matin en arrivant, autant qu'on soit en forme"! Et on était censé bénéficier de 20% de réduction pour l'anniversaire du Ntsa express (on aurait dû les avoir à l'aller, mais "vous avez réservé trop tôt, la promotion commence aujourd'hui, les gens qui ont acheté le billet ce matin ont eu les 20%". Bref, après négociation, on aurait dû y avoir droit au retour), mais le chef de gare de Franceville a appelé le directeur marketing de libreville qui a dit qu'il était d'accord, mais que seul le chef de division pouvait nous faire les billets. "Il est à Moanda, vous pouvez y aller [c'est à 1h de voiture de Franceville, ndlr]? Non? Ben alors, tant pis pour vous".

Bref, on arrive dans la voiture VIP.La tablette de mon siège tenait pas et m'arrivait sur les genoux. Après 1h, la clim a laché, ils ont ouvert les fenêtres. Par conséquent, les moustiques ont commencé à rentrer. Lumière allumée toute la nuit à plein régime. Télé allumée avec volume au plus fort. Bref, affreux. On demande "et où on peut se faire rembourser?" - "Rembourser? Ah non, on rembourse pas..." (on a quand même réussi à se faire rembourser une partie, mais ça n'a pas été vraiment évident!)

On est évidemment arrivés avec 3h de retard! Mais ces 14h de train ne nous ont pas rendues aigris pour autant : c'était vraiment de chouettes vacances!

par Seb et François
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Samedi 12 avril 2008
L'article d'hier était bien trop long, celui d'aujourd'hui le sera nettement moins. Par la force des choses! Ben oui, ce qui était prévu pour notre retour de la Lékédi, c'est d'aller revoir Hilaire, le responsable de l'Ecomusée de Franceville (oui oui, il y en a un!), qui organise des mini-séjours à son village de Kessala pour voir... *wait for it*... des éléphants! Ca avait l'air vraiment excitant! Il devait nous emmener au village dans l'après midi, et on devait aussitôt repartir pour 2h de marche en forêt, avec une tente sous le bras, un dîner sur le dos, et camper sur une des "plages à éléphants" histoire d'être aux premières loges quand les éléphants arriveraient pour "se doucher" et... *wait for it (again)* se doucher juste à côté d'eux!

Ca avait l'air cool, hein? Et ben c'est ce qu'on n'a pas fait. Pourquoi? Parce que son village est inaccessible par temps de pluie tellement la route est mauvaise. Donc le début de notre après midi a consisté à chercher un "clando" (taxi officieux) équipé de 4 roues motrices. Hilaire en connaissait quelques uns : le premier, on l'avait vu deux jours avant, sa batterie était à plat ("oh mais si je trouve un endroit en descente pour me garer, c'est bon"), et le second, on n'a pas réussi à l'appeler, à cause du réseau de portables qui ne marchait pas depuis une semaine. Mais croyez vous qu'on allait s'avouer vaincus? On a été au carrefour où on trouve les taxis pour aller dans cette direction, mais personne ne voulait nous emmener. Puis, puisqu'on avait l'adresse du chauffeur injoignable, on est allés devant chez lui, où il n'était pas, on a parlé avec ses voisins pour voir si le type n'avait pas un autre numéro de portable (c'est très courant, ici, il y a 3 réseaux, et ils ne sont pas très fiables). Bref, on a réussi à l'appeler, et il était en train de boire de la Regab. Il nous a dit de l'attendre, ce qu'on a fait (dans le salon de ses voisins), mais au bout d'une heure devant un match de foot, on a fini par prendre congé.

Et voila, fin de l'épisode. C'était assez décevant, mais on est allés dans un bar où un peintre exposait ses tableaux, et Seb a passé sa soirée à essayer de le négocier par téléphone. Pour finalement ne pas l'acheter... 

Et on s'est baladés dans la ville, au Couloir de la Mort (une rue avec plein de maquis partout, de la musique, tout ça. Faut dire qu'ils copient un peu la capitale : il y a aussi un Couloir de la Mort à Libeville, et il y a un Boulevard du Bord de Mer à Franceville, alors que la mer est à 650km...), on a mangé une pizza (Seb en rêvait depuis des mois) au bord de la Mpassa, c'est très sympa!

Pas de photos cette fois, mais si on avait pris le salon des gens chez qui on a attendu en photo, on aurait perdu pas mal de lecteurs! A demain!

par Seb et François
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Vendredi 11 avril 2008

Et oui, c'est bel et bien à 5h du matin que nous nous sommes levés! Vous y croyez vous? Et on pensait naïvement que 5h coïncidait avec le lever du soleil, mais pas du tout, il faisait encore nuit noire (notre réveil a été bien utile, tout compte fait).

Après un petit-déj expéditif, nous voila partis pour une balade en forêt! (On ne vous a pas exactement spécifié que nous n'étions pas seuls pour cette nuit au pylone, un guide nous accompagnait. Charitable!) On n'avait pas encore les yeux très ouverts, ça nous a permis de ne pas remarquer les pythons mangeurs d'impalas qui devaient rôder dans les parages...

Dès le lever du soleil, les animaux commencent à se réveiller... D'abord, les kalaos, des gros oiseaux qui font des bruits de perdrix, et ensuite tout plein de sortes de singes, chimpanzés, mandrills, et d'autres espèces non identifiées. Première étape, écouter leurs cris : on entendait de loin les cris rauques des gorilles qu'on avait fait fuir la veille, et de plus près les cris des autres primates (on n'arrivait évidemment pas à les distinguer les uns des autres). Une fois repérée l'origine du cri, on s'arrêtait, et on attendait que les singes se décident à bouger! Et on en a vu plein sauter d'un arbre à l'autre, s'accrochant parfois aux branches avec leur queue, faisant trembler les arbres. Vous n'allez jamais nous croire, parce qu'on n'a pas de photos à vous montrer (ils allaient vraiment vite!), mais c'est pourtant vrai, hein!

D'ailleurs, pour l'anecdote, dans le train, on était avec des gabonais qui nous ont dit : "si jamais vous êtes perdus en forêt, faites comme les singes, ça vous sauvera". S'ils parlaient de sauter d'arbre en arbre, on est mal barrés...

En chemin, on a aussi croisé un buffle, qui nous regardé avec un air étonné, puis il s'est enfoncé dans la forêt. En regardant les traces qu'il avait laissées, Marcel (notre guide, donc) nous a dit : "oh, il a une patte cassée". A un autre moment, du bruit venait de notre gauche et là, il nous dit : "Vous entendez les potamochères?". Bluffant! (c'était d'ailleurs peut-être du bluff, mais il avait l'air vraiment doué!).

A un moment, on est sorti de la piste principale, pour s'enfoncer davantage dans la forêt. Très vite, on s'arrête à nouveau : là, il sort sa machette (prononcer "matchette") et coupe une liane : une liane à eau! Il nous en tend à chacun un morceau , on ouvre la bouche, on met la liane au dessus, et miracle, de l'eau se met à couler! Bonne et fraîche, on était parés pour la fin de la balade!

Juste avant de revenir au pylone, on passe à côté d'un tout petit monticule gris, et là Marcel nous dit "ah tiens, une panthère est passée par là, c'est une crotte de panthère!" Oui oui, ce sont bien des panthères qui ont tué les impalas, souvenez vous... Fuyons!

Retour à l'hotel ensuite, après être passés devant des bassins remplis de tilapias (poissons d'eau douce) : les gens viennent de loin pour en acheter!

Dejeuner puis départ pour aller voir des mandrills, moitié apprivoisés, moitié sauvages. En fait, c'est un groupe de mandrills femelles qui ont été amenées dans le parc, après avoir été plus ou moins élevées. Elles vivent en liberté dans le parc (elles peuvent sans problème en sortir, en passant au dessus des clotures, qui ne sont pas électrifiées) et elles se trouvent un mandrill mâle sauvage pour prendre soin d'elles. Et il leur apprend à se nourrir dans la nature. Dès qu'elles s'aperçoivent que le mâle n'arrive plus à les protéger, elles le laissent et en choississent un autre.
Sur quelques unes, on a posé des puces électroniques, ce qui permet aux guides de les retrouver (le procédé s'appelle le radiotracking) à tout moment. On a demandé au gars "vous pouvez les retrouver dans un rayon de combien de mètres?" - "oh, je sais pas, l'appareil nous a été livré sans le mode d'emploi". On a dû tourner pas mal dans le parc avant de finir par les retrouver, mais ça valait le coup : quand on a été assez proches d'elles, le guide a imité leur cri plusieurs fois, et elles sont arrivées petit à petit, et d'un coup on les a vu apparaître, et elles se sont jetées sur la nourriture que le guide leur avait amenée!

Allez, c'est beaucoup trop pour aujourd'hui! Bien sûr on a illustré tout ça avec quelques photos en cliquant ici

 

N'oubliez pas de répondre à l'énigme du jeudi ! Personne n'a encore trouvé la bonne réponse!
par Seb et François
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Vendredi 11 avril 2008
ICI, 2 vidéos pour découvrir les bruits de la nature...
par Seb et François
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Jeudi 10 avril 2008
Elle est très simple. On vous a dit qu'on avait pris des taxis pour aller à Bakumba, notamment un minibus du même modèle que celui-ci pour Moanda-Bakumba, sur exactement la même route:


A votre avis, en comptant le chauffeur mais pas les poules, on était combien, dedans?
par Seb et François
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Jeudi 10 avril 2008
De retour à Franceville mercredi en milieu d'après-midi, nous hésitons pas mal sur la suite du séjour, et optons finalement pour Bakumba. Jeudi matin très tôt, nous voilà donc partis: un taxi pour aller d'abord à Moanda (45 minutes à 7 dans la berline, en comptant le chauffeur), puis un taxi-bus jusque Bakoumba. En partant vers 8h/8h30, on est arrivé à 12h30.

Bakumba, c'est un village (5.000 personnes), encore plus éclaté que Franceville ; quand on nous dit qu'on est arrivés, on a du mal à voir que la ville a commencé. Un peu d'histoire: le manganèse est exploité dans cette région du Gabon, et pour le transporter avait été construit un gigantesque téléphérique qui allait de Moanda à la frontière congolaise, en passant par Bakumba. Avec l'avènement de ce sacré transgabonais, y a plus eu besoin du téléphérique, d'où démontage et recyclage. Pour préserver l'emploi dans la région de Bakumba, fut décidée la création du Parc de la Lékédi, notre destination.

Ce "parc" est en fait immense. On y trouve plein d'animaux aux noms bizarres, comme les mandrills, les potamochères ou encore les pangolins. Plein de buffles aussi. Et également, des panthères et des pythons à foison, qui ont décimé en quelques années le troupeau d'impalas (antilopes d'Afrique du Sud je crois). Il y a 3 parties, les deux 1res pas si grandes que ça, et la 3e impressionnante: c'est en fait la forêt qui a été encerclée par un grillage de 93km de périmètre! Pas étonnant qu'il nous faille 1h30 de kat-kat (à plein régime, 40km/h sur de vraies pistes de fou, les herbes sur le côté nous fouettant parfois la figure à travers la vitre forcément ouverte) pour arriver à notre pylone...

Notre quoi?!? Eh oui, recyclage oblige, un pylone servant au téléphérique a été planté au beau milieu de cette forêt, et une cabane lui est poussée dessus, avec 2x2 lits superposés... A peine arrivés à l'hôtel sommes-nous donc repartis pour la forêt, histoire d'arriver avant le coucher du soleil et de nous installer dans notre nouvelle chambre. On se familiarise avec les bruits de la forêts, et on écoute notamment les animaux s'appeler au loin pour se dire "eh oh, il est l'heure d'aller se coucher, ma meute ; venez-donc là". On entend ainsi les gorilles, qui poussent des cris très graves...

Voilà, il faisait nuit noire à 18h30, repas autour du feu de bois fraichement coupé, une Regab, et direction dodo... à 20h! Car demain, on se lève à 5 heures du matin...

Alors là vous devez vous dire que ça manque de photos, tout ça. Que nenni! Elles sont ici, et légendées siouplait!

(et le parc a même son propre site)
par Seb et François
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Mercredi 9 avril 2008
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et sous le pont de lianes, l'Ogooué


Nous voilà donc à Franceville vers 21h hier. Première impression dans le taxi qui nous amène en centre-ville, impression qui sera la bonne: Franceville est bien plus calme que Libreville! Environ 22.000 habitants, la ville est gigantesque, éclatée, sur plein de collines et de vallées toutes vertes ; il faut tout faire en taxi dès qu'on veut changer de quartier. La faible population est donc diluée dans cette immensité, et le bruit aussi par la même occasion. Les routes sont larges, bonnes et vides ; à monter, descendre, tourner sans à-coups, on se croirait presque en croisière!

Et l'hôtel confirme tout cela: au bout d'une impasse qu'on aurait pas trouvée tout seuls, au bord de la rivière qui borde la ville, la Mpassa, c'est absolument silencieux et paisible. Archigny et Charly en seraient presque stressants à côté! Mais regardez donc à quoi ressemble l'endroit où on a petit-déjeuné:



Après une petite visite du centre-ville de jour et de la maison du tourisme, nous partons pour Pubara, en taxi comme toujours. Le paysage est très verdoyant, et très collineux, et ça dure une heure:



Non vous n'avez pas rêvé, voici en plus gros un détail du taxi:


Voici maintenant Pubara, notre destination. C'est un village un peu paumé et encerclé par l'Ogooué. Pour traverser et rejoindre le monde extérieur, les villageois devaient prendre la pirogue, or l'eau est plutôt agitée à cet endroit. Après une série d'accidents, il fut décidé de construire en pont en lianes, qui existe encore aujourd'hui. Il est reconstruit tous les ans par les villageois, et le millésime 2008 venait d'être inauguré quand nous l'avons franchi, ce qui était plutôt rassurant :)


Ta-Dah:


(notez le radar automatique...)

C'est l'escalade:




Tiens mais qu'aperçoit-on au loin?...


Une maison du village, de l'autre côté du pont, donc:



Direction la forêt avec Teddy notre guide:



Il sait se balader comme Tarzan:


Et nous apprend!


(sauf que Seb a cassé la liane et s'est retrouvé par terre, true story)

Un gros/grand arbre:


Et voici le but de la promenade: les chutes de Pubara!



Et c'est déjà fini, ils descendent de la montagne et pas à cheval...


Voilà pour aujourd'hui!
par Seb et François
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Mardi 8 avril 2008
Cette semaine, vivez en exclusivité en différé live notre semaine dans le Haut-Ogooué!

Je suis parti bien à l'heure,
J'ai pris le train.


Nous partons donc pour Franceville avec le fameux Transgabonais. La SNCF locale, la Setrag, c'est un peu une blague géante du début à la fin. On réserve notre billet 5 jours à l'avance: on est les premiers! La boutique qui vend les billets n'a pas de monnaie, ne prend pas les cartes ni les chèques: il faut donc amener l'appoint. Il y a 3 classes: 2nde (sans clim), 1re (avec clim) et VIP (avec place pour les jambes et télé). On veut faire les kékés et prendre la VIP, mais il n'y en a pas le mardi: tant pis!

Mardi 1er avril arrive donc, et nous on arrive à la gare. Finalement il y a une voiture VIP accrochée au train: "Oui la VIP on la met parfois, selon la demande." Zen restons zen. Pendant le trajet, un employé de la Setrag distribue des prospectus: ce mardi 1er avril très précisément, nous fêtons les 10 ans du Ntsa Express, le meilleur train de la ligne. Pour l'occasion, les billets sont à -20% à partir d'aujourd'hui! "Et pour ceux qui ont réservé avant?" "Non non, il fallait acheter à partir d'aujourd'hui". Foutage de gueule?

Bref, cela ne nous empêche pas de passer un agréable voyage. Le train est un peu vieillot, c'est un scrapbooking d'anciens wagons SNCF datant des années euh du 20e siècle. Entre la 1re et la 2nde, il y a même un vrai restaurant, avec tables de cantine, toiles cirées et strapontins (heureusement que le bar, les sandwiches et les tarifs de la SNCF n'ont pas été exportés):



On est dans un compartiment à 6, voici 2 de nos amis pour le voyage:


Le train n'est pas parfaitement étanche (photos sans trucage prises en marche). Là on s'aère les cheveux et tout le reste:


Et là entre 2 voitures, on s'aère les pieds:


Et le paysage qui défile: forêt, forêt, forêt, on longe aussi beaucoup l'Ogooué, qui est très marron comme l'Amazone dans vos cours de géo:

(celle-ci n'est pas de nous, mais on n'a pas réussi à en avoir une satisfaisante)



A un moment, on nous annonce un arrêt de 15 minutes pour attendre le passage d'un autre train ; là tout le monde descend et va faire son magasinage. D'ailleurs même quand l'arrêt n'est que de 2 minutes en gare, c'est ambiance marché: à telle gare, c'est ruée sur les clémentines (elles sont vertes), à telle autre, on s'arrache les régimes de bananes, et toujours on peut acheter les jus, la bière, les sandwhiches... Voici l'endroit où on s'est arrêtés en plein cagnard:


Et ça continue, encore et encore... C'est un peu ambiance colonies de vacances, très sympa! Et quand il ne reste plus que 2 gares (et donc plus grand monde dans le train), on nous offre même, pour les 10 ans de ce train rutilant, une magnifique cravate Setrag!


Voilà, avec seulement 1h de retard, on arrive à Franceville, et l'aventure continue demain!

par Seb et François
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