Voilà, le ton est donné. Sens interdit à ceux qui ne veulent pas rêver, sens interdit à ceux qui ne veulent pas être dépaysés. Sens interdit aussi à ceux qui ne veulent pas se gâcher la surprise
et le plaisir de peut-être un jour découvrir cette île tout seuls. Sens interdit enfin à ceux qui pensent que les panneaux peints à la main sont moins efficaces que ceux fait à la chaîne...
Car São Tomé, c'est tout ça: le rêve, le voyage, la surprise, l'art(isanat)... Ah, que ne sommes-nous pas restés 5 semaines et non 5 jours!
Bon allez, après les envolées lyriques, l'envol de l'avion. Nous avons pris un avion à hélices (comme celui en-dessous, forcément pas le nôtre, et d'ailleurs on n'aurait jamais osé prendre des
photos à l'aéroport...), minuscule, avec 40 places à l'intérieur en gros et des sièges comme dans les cars: 2 de chaque côté de la rangée du milieu, et 5 sièges au fond! La porte de la cabine des
pilotes ne fermait pas, donc on pouvait les regarder appuyer sur plein de boutons, trifouiller les manettes, etc, comme dans les films, ce qui était assez marrant.
Voilà, après 45 minutes de vol, on arrive avant le départ (puisqu'il y a un décalage d'une heure en moins à São Tomé). Evidemment l'aéroport est minuscule, et en moins de temps qu'il n'en faut
pour l'écrire, on récupère nos bagages, et c'est parti!
Plusieurs taxis nous proposent leurs services, on fait taxi commun avec deux autres whites, et on paie en francs cfa. Arrivés sur la Place de l'Indépendance, qui pourrait désormais s'appeler la
Place des Banques, on procède au change de nos euros contre des dobras... mais pas à la banque. En effet, il y a plein de gens avec une petite sacoche autour du cou, dont le boulot est de changer
l'argent, et on n'a pas compris comment ils font, mais leur taux est plus intéressant que celui des banques! On a vite été millionnaires, puisque nos 200€ nous ont donné 4,7 millions de dobras...
En coupures de 50.000, imaginez les liasses.
La ville n'a pas l'air bien grande, et pour preuve, un chauffeur de taxi éconduit à l'aéroport nous retrouve sur la place, et nous propose maintenant un hébergement! Nous on a d'abord envie de se
rafraîchir, alors on part à la recherche d'un bar, toujours avec nos deux Français. Quelle épopée, on n'est plus au Gabon! On est obligés de marcher facilement 5 à 7 minutes pour trouver notre
bonheur, du jamais vu.
Ce n'est qu'après que les choses sérieuses commencent, puisqu'on se sépare de nos amis, pour se mettre à chercher un toît pour la nuit. 1er hôtel trop cher, on demande aux gens une pension
abordable, les gens sont gentils, nous indiquent le chemin, même si on ne comprend rien et qu'on ne trouve toujours pas. Et ensuite, devinez qui voilà? Notre taxi bi-éconduit nous retrouve et
nous emmène nous montrer l'hébergement qu'il nous propose, ce qui s'avère être un super bon plan: 25€ pour un F1 dans un petit pavillon dédié, dans le jardin d'une maison, avec même une
cuisine.
Fatigués (François a travaillé le matin) mais heureux, nous prenons possession des lieux, avant de ressortir manger au resto du coin (environ 50m de marche), et de rentrer bravement nous coucher
à 20h30. Une grosse journée nous attend demain, mais nous ne le savons pas encore...
PS: Dans l'agitation, nous n'avons même pas pris une seule photo. Ce serait donc chronologiquement incorrect que nous vous en proposions déjà... Voilà pourquoi, pour aujourd'hui, vous n'avez
droit qu'au panneau "sens interdit" et à cette peinture murale, qu'on a vue sur une place de São Tomé et également dans un village (peut-être est-elle partout?) ; c'est l'occasion pour vous de
réviser votre portugais: